05.10.2010
Rencontres CoDE Cluster 24 septembre 2010 à Centralp
« Faut-il encore accueillir des entreprises industrielles sur nos territoires »
Par Didier Tcherkachine, Argo&Siloe et Président Association Code Cluster
Les 3èmes rencontres CoDE Cluster de septembre 2010 ont réuni près de 50 personnes dans les locaux de la Communauté d'Agglomération du Pays Voironnais à Centralp sur le thème, très actuel de la réforme de la fiscalité et son impact sur l'accueil des entreprises industrielles.
La rencontre a été accueillie par le Maire de la Ville de Voiron, Roland Revil, vice président délégué à l'économie de la Communauté d'Agglomération du Pays Voironnais.
L'intervention s'est déroulée en trois temps
1) Une intervention croisée entre Yves Bozelek, président de la société Algaflex et de l'UNIRV et Michel Berthelier, consultant en stratégie Data Master sur les besoins et les critères d'installation des entreprises industrielles
2) Un apport de Jean-Pierre Coblentz, dirigeant du cabinet Stratorial Finances, sur les conséquences de la réforme fiscale et les impacts suivant la nature des entreprises accueillies
3) Une table ronde portant sur les stratégies économiques des territoires en lien avec la réforme territoriale. Cette table ronde s'est appuyée sur le témoignage de 3 intervenants :
- Angéla Prochillo-Dupont pour la Communauté d'Agglomération du Pays Voironnais,
- Thomas Prieur pour l'Agence Economique du Pays Viennois (Communauté d'Agglomération du Pays Viennois)
- Christophe Saunier du cabinet e-MAX pour l'aménagement du site autour de la plateforme douanière d'Ottmarsheim (Alsace-Haut Rhin-68)
3 constats ressortent des échanges
1. La réforme de la fiscalité va avoir un impact significatif sur l'impôt perçu par les collectivités locales suivant la typologie des entreprises accueillies sur leur territoire (industrie, service, commerce...). La ventilation entre les différentes collectivités (commune, département, région, Etat) va également évoluer
2. Les critères d'implantation des entreprises sont multiples et la fiscalité n'en représente qu'une faible part. Il faut par ailleurs distinguer les critères «apparents»: coûts, besoins matériels, infrastructures...des critères moins apparents: potentiel de développement du territoire, coopérations, qualité des services, qualité de vie...
3. Il est probable que la réforme de la fiscalité ne modifie pas (à elle seule) les stratégies de développement économique des collectivités. En revanche, elle invite généralement les collectivités à se réinterroger sur leurs priorités...
Les enjeux
1. Plus que jamais il est nécessaire d'avoir des territoires équilibrés: économie productive et économie présentielle sont complémentaires. Pas de services aux industries sans industries...c'est le principe de la «biodiversité» économique
2. Besoin d'élargir la réflexion au positionnement des territoires voisins, et à leur complémentarité. Le territoire de réflexion doit pouvoir s'élargir
3. Besoin de gérer les effets «pervers» de la réforme: les industriels (et notamment les industries polluantes) auront plus de mal à trouver des lieux d'accueil...
Documents à télécharger
Intervention Data Master Code 24 sept 2010.pdf
Intervention e-MAX Code 24 sept 2010.pdf
Présentation Code_stratorial.pdf
00:11 Publié dans Rencontres du réseau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : code cluster, codecluster, territoire, entrepreneur, ism, créateur d'entreprise, créateurs d'entreprise, createur d'entreprise, createurs d'entreprise
01.10.2010
De la nécessité du service aux acteurs aéroportuaires
Christophe SAUNIER
Spécialiste du développement de ZAA
+33626920610
(Extrait de l’article consacré aux services aéroportuaires – Magazine des aéroports Français – Juillet/aout 2010)
L’aéroport est, et reste avant tout un prestataire de services pour sa mission aéronautique principale. A cette mission capitale s’ajoutent cependant deux axes complémentaires représentés d’une part, par un axe obligatoire de service public (sûreté-sécurité, météorologie, navigation aérienne, etc.) et d’autre part, par un axe commercial consistant à offrir ou faire offrir des services aux compagnies (service d’escale) et surtout aux passagers (boutiques, immobilier professionnel, hébergement, parking, etc.).
Longtemps focalisés sur le développement essentiel du trafic aérien et l'organisation du système de transport aérien les aéroports ont rapidement évolué, au gré des réformes législatives récentes, pour reconsidérer peu à peu les enjeux des axes commerciaux précédemment sous-évalués.
Les nouvelles évolutions sociétales orientées vers une meilleure satisfaction des besoins des clients et utilisateurs ont eu raison des échoppes mal éclairées des aérogares d’antan, des terrains mal aménagés à proximité des plateformes, des routes d’accès aux aérogares quasiment inexploitées voir mal exploité…. Peu à peu, ils sont devenus des espaces à enjeux cruciaux pour les gestionnaires…
Parallèlement, l’entrée de nouveaux acteurs avec de nouveaux modes de gestion et de développement a résolument accentué ce phénomène et transformé les plateformes en un acteur visant une optimisation sans faille de l’aéroport sous toutes ses composantes. Dorénavant, quel que soit le régime de gestion des aéroports et les acteurs en place (Etat, collectivités ou CCI, gérés en régie directe ou via des Etablissements publics, ou plus couramment en concession…), tous partagent le même engouement pour rentabiliser le territoire d’ancrage de la plateforme dans son ensemble.
En effet, les mutations profondes auxquelles sont confrontées les plateformes (libéralisation du transport aérien induisant un dynamisme des compagnies aériennes, notamment à bas coûts ; montée en puissance de l’encadrement européen des aides d’Etat, renforcement des contrôles de sûreté suite à l’accroissement des menaces et pression croissante des préoccupations environnementales,…) leur offrent certes des opportunités de développement mais rendent également plus complexe leur gestion et l’atteinte de l’équilibre budgétaire. Dans ce cadre, l’optimisation de l’infrastructure aéroportuaire constitue un second terrain d’action devenant fondamental pour la politique aéroportuaire.
Supports de l’activité aérienne, les aéroports se voient à présent offrir les moyens d’adapter leurs infrastructures, de renforcer leur rôle d’aménagement du territoire, de porte d’entrée sur l’espace national ou régional et d’espace d’activités bien inséré dans son environnement … Désormais, c’est l’environnement aéroportuaire qui est appelé à la rescousse pour permettre aux plateformes de relever les défis et assumer les contraintes auxquelles elles se trouvent confrontées par ailleurs.
Souvent centrés sur leur mission principale, les dirigeants des aéroports sous-estiment voir méconnaissent la problématique commerciale procurant de nouvelles sources de revenus fondamentales et substantielles. Aujourd’hui, l’émergence de ces considérations nouvelles conduit à une politique dynamique de coopération économique et sociétale, avec l'ambition de contribuer au développement conjoint du territoire, de l'emploi et de la plateforme.
Parallèlement, ces considérations ont fait apparaître, le recours à des prestations spécialisées permettant de mieux de déterminer précisément les conditions de mise en œuvre d’un développement économique durable des plateformes. Complémentaires aux services d’ingénierie et d’études aéroportuaires, ceux sont donc de nouveaux services à l’industrie qui sont nés avec des experts prônant une juste conciliation entre la logique de développement économique des territoires et des aéroports.
Nous ne sommes qu’aux prémices d’un mouvement d’ampleur dont les collectivités et autres gestionnaires se saisissent peu à peu pour étendre leur mission aéronautique principale et conforter leur rentabilité !
16:46 Publié dans Articles des membres, Stratégie immobilière, Zone d'Activités Economiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : code cluster, codecluster, territoire, entrepreneur, ism, créateur d'entreprise, créateurs d'entreprise, createur d'entreprise, createurs d'entreprise
04.05.2010
Qui sont les nouveaux entrepreneurs ?
Didier Tcherkachine, Directeur Associé Argo&Siloe, Président Code Cluster,
4 mai 2010.
La cabinet Argo&Siloe a réalisé une série d'études sur ce thème pour le compte de l'ISM afin de mieux comprendre quel était le profil des nouveaux créateurs d'entreprises : leur parcours, les difficultés rencontrées, leurs besoins...
Depuis 2006, 5 séries d'études ont ainsi été conduites auprès de différents secteurs d'activité de l'artisanat : artisanat de la construction et du BTP, entreprises alimentaires de proximité, coiffure, artisanat de production, artisanat automobile
(en cours).
Il en ressort que :
- Les motivations à l'installation sont avant tout liés à une volonté d'indépendance (70%), vivre ses passions, saisir une opportunité, elles sont variables suivant les secteurs d'activité.
- Le management de l'entreprise est souvent partagé avec le conjoint (surtout dans le BTP et l'alimentaire).
- 40 à 60% des entreprises démarrent sans salariés, par ailleurs de 15 à 20% des dirigeants préfèrent travailler seuls...
- Les 1ères années sont financièrement difficiles et beaucoup de jeunes entrepreneurs perçoivent un revenu inférieur à leur ancien salaire. Pourtant, une grande majorité des jeunes entrepreneurs ne regrettent pas leur installation...
Différentes sources d'évolution transforment lentement les secteurs de l'artisanat :
- Une élévation du niveau général de formation
- L'arrivée de nouveaux entrants (externes au système artisanal) apportant de nouvelles valeurs et une nouvelle vision
- Une évolution « générationnelle » des valeurs (temps, argent, loisir, plaisir), les valeurs traditionnelles (bien travailler) sont en opposition avec le besoin de concilier vie professionnelle et vie familiale. La nouvelle génération d'entrepreneurs est également plus sensible aux questions environnementales...
Pour en savoir plus sur les études de l'ISM :
http://ism.infometiers.org/ISM/Etudes-economiques/Liste-d...
19:34 Publié dans Articles des membres, Entrepreneuriat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : code cluster, codecluster, territoire, entrepreneur, ism, créateur d'entreprise, créateurs d'entreprise, createur d'entreprise, createurs d'entreprise
06.02.2009
La pépinière d’entreprises : outil de développement économique local
Didier Tcherkachine, ArgoEsiloe, 6 février 2009.
Le concept de pépinière d’entreprises est apparu dans les années 1980. Près de 400 pépinières sont aujourd’hui recensées sur le territoire français « Une pépinière d’entreprises est une structure d’accueil, d’hébergement, d’accompagnement et d’appui aux porteurs de projets et aux créateurs d’entreprises. Son objectif est d’aider et de renforcer les chances de succès de ses entreprises, du développement à leur insertion dans le tissu économique local. Les pépinières d’entreprises offrent, à des coûts partagés, diverses prestations dont la qualité peut être certifiée par l’AFNOR ».
Une pépinière d’entreprises ne se résume pas à un « hébergement des créateurs d’entreprises », l’appui et le conseil qu’apportent les pépinières permettent notamment de réduire de façon significative le taux de cessation des jeunes entreprises hébergées (taux estimé entre 5 et 10% à 5 ans – Source Elan)
Dans la grande majorité des cas, les pépinières sont portées (directement ou indirectement) par des collectivités locales (intercommunalités, départements et régions, agences de développement…) car leurs principaux objectifs sont de répondre aux besoins des entreprises du territoire, de favoriser leur implantation et leur ancrage territorial et d’améliorer leur pérennité.
A la différence des bâtiments relais ou des hôtels d’entreprises, elles ne peuvent pas autofinancer leurs coûts de fonctionnement pour 3 principales raisons :
1. Seule une partie de l’espace immobilier fait l’objet d’une location,
2. Le turnover fréquent des entreprises ne permet pas d’obtenir en permanence un taux de remplissage optimum. Dans le meilleur des cas, le taux de remplissage moyen annuel ne dépasse pas 80%, ce qui est par ailleurs souhaitable pour que le système reste « ouvert » à de nouvelles implantations
3. La pépinière offre certains services qui ne sont pas facturés aux entreprises : accueil, accompagnement. La prise en charge de ces coûts est en règle générale assumée par la collectivité
Pour en savoir plus :
Le guide permanent du développeur économique – Les classeurs de la lettre du cadre – Article « L’étude d’opportunité d’une pépinière d’entreprise » Didier Tcherkachine ArgoESiloe - Groupe Territorial www.territorial.fr
Formation Aradel – 3 et 4 mars 2009 « Développer l’offre immobilière du territoire » Didier Tcherkachine ArgoESiloe et Pierre Bejjaji Stratorial Finances - ARADEL www.aradel.asso.fr
Association Nationale des Dirigeants de pépinières d'entreprises : www.pepinieres-elan.org
10:33 Publié dans Entrepreneuriat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : code cluster, codecluster, territoire, conseil, developpement economique, economique, pepiniere


